Le genre charismatique, signe des temps

Je n’étais pas à la Porte de Versailles samedi soir pour écouter Emmanuel Macron, mais l’écho de son meeting a résonné comme dans la nef d’une cathédrale, bien au-delà du parc des expositions. Les chaînes d’information ont en effet retransmis un final quasi messianique au cours duquel l’ex-collaborateur de François Hollande et candidat de son propre parti, siglé comme tel !, à la présidence de la République, au bord de la lévitation, a surtout donné l’impression de professer une foi inaltérable en son propre destin. En vérité, celui qui se pose en recours en vue de la présidentielle peine à ouvrir une voie exempte de contradictions, notamment dans son supposé domaine de prédilection qu’est l’économie. Pour faire ainsi cavalier seul, se pourrait-il qu’il ait été galvanisé par les fêtes johanniques auxquelles il a récemment pris part ? Il ne serait pas un cas isolé… Signe des temps, le genre charismatique se décline désormais sur presque toute la surface de l’échiquier politique, d’une gauche mélenchoniste en pleine dérive autocratique à un FN dynaste où le vernis médiatique renouvelle le culte du chef. Entre les deux, le « capitalisme-anti-système » semble avoir trouvé son prédicateur. Le retour en force du mythe de l’homme ou de la femme providentiels est pourtant en décalage complet avec un électorat en demande d’un projet cohérent et d’une méthode collective pour sortir le pays de la passe difficile où il se trouve.

One thought on “Le genre charismatique, signe des temps

  1. Macron à force de prêcher dans le vide en criant tout en regardant vers le ciel sans proposer de dossiers urgents et réalistes risquent d’avoir des surprises ! Il s’entraîne pour des élections plus lointaines.

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